Mal nommés, les « frais de notaire » ne vont en réalité pas (ou peu) dans la poche du notaire : ce sont surtout des taxes pour l'État et les collectivités.
Combien ça représente
- Dans l'ancien : comptez environ 7 à 8 % du prix de vente.
- Dans le neuf : environ 2 à 3 % (frais réduits).
De quoi se composent-ils
- 1Les droits de mutation (taxes) : la plus grosse part. Depuis 2025, les départements peuvent majorer leur part jusqu'à 0,5 point (sur 2025-2028), ce qui augmente légèrement la facture dans l'ancien — vérifiez le taux du Rhône au moment de l'achat. Certains primo-accédants peuvent en être exonérés.
- 2Les émoluments du notaire : tarif national réglementé et dégressif.
- 3Les débours : frais avancés par le notaire (documents, formalités).
- 4La contribution de sécurité immobilière : environ 0,10 %.
Exemple
Pour un appartement ancien à 300 000 €, comptez environ 22 000 à 24 000 € de frais — à intégrer dès votre plan de financement. Sur le prix médian d'un appartement villeurbannais, 195 000 € sur les ventes de 2025, la même règle donne environ 13 500 à 15 600 €.
Les frais de notaire incluent-ils les honoraires d'agence ?
Non : les frais de notaire ne comprennent pas les honoraires d'agence. Les premiers sont dus par l'acquéreur et reviennent pour l'essentiel à l'État et aux collectivités ; les seconds rémunèrent l'agence et relèvent d'un barème propre à chaque enseigne. Dans notre barème, ils sont à la charge du vendeur : le prix affiché est donc celui que règle l'acheteur — sans honoraires à ajouter, mais avec les frais de notaire en plus.
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