Déléguer, ou gérer soi-même ?
Vous louez un bien à Villeurbanne ou Lyon et vous hésitez à confier sa gestion. Cette page pose l'arbitrage en euros, sur un appartement villeurbannais réel — pas en arguments.
Dernière mise à jour :
La plupart des pages qui traitent ce sujet opposent « le temps gagné » à « le pourcentage payé ». Les deux vrais paramètres sont ailleurs : ce que la délégation coûte après impôt, et ce que le bailleur assume seul quand quelque chose se passe mal. Le cas de référence de cette page est un appartement de 62 m² — la surface médiane des appartements vendus à Villeurbanne en 2025 — loué au loyer médian communal, soit 905 € par mois hors charges.
Gérer soi-même ou déléguer : qu'est-ce qui coûte le plus cher à Villeurbanne ?
Sur cet appartement, une année complète de gestion déléguée coûte 672 €, tandis qu'un seul mois pendant lequel le logement reste vide en coûte 905 €. Autrement dit, un mois de vacance de trop représente 1,3 année de gestion. L'arbitrage ne se joue donc pas sur le pourcentage : il se joue sur les mois sans loyer et sur les impayés, dont le montant dépasse les honoraires d'un ordre de grandeur.
C'est la raison pour laquelle comparer « 0 € de frais » à « 6 % des encaissements » n'a pas de sens tant que les deux colonnes ne contiennent pas les mêmes lignes. La gestion directe n'est pas gratuite : elle transfère le coût de la vacance, du contentieux et de la mise en conformité sur le propriétaire, qui l'absorbe en euros et en temps plutôt qu'en honoraires. Le détail du barème et son calcul ligne à ligne sont sur la page faire gérer votre bien.
Un dernier repère remet ces montants à leur échelle : ce que rapporte le bien. Le rendement locatif brut d'un appartement villeurbannais ne vaut pas la même chose selon le secteur — il va de 4,47 % à 6,40 % d'un quartier à l'autre aux prix réellement signés en 2025, soit un écart de 1,93 point. Sur un bien du haut de cette fourchette, une année d'honoraires pèse nettement moins qu'un mois de vacance ; le rendement quartier par quartier permet de situer le vôtre avant de trancher.
Sur un appartement villeurbannais loué au loyer médian, les honoraires de gestion sont-ils déductibles ?
Non, pas automatiquement — et c'est l'inverse de ce qu'affirment la plupart des pages sur le sujet. Le bailleur de cet appartement encaisse 10 860 € de loyers bruts par an, soit moins que le seuil de 15 000 € en dessous duquel le régime micro-foncier s'applique de plein droit — à deux conditions que les pages sur le sujet oublient : ce seuil s'apprécie sur l'ensemble des revenus bruts fonciers du foyer fiscal, quote-part de SCI comprise, et non sur ce seul logement ; et il faut qu'aucun membre du foyer ne possède un bien relevant d'un régime spécial — monument historique, amortissement « Périssol », « Besson neuf » ou « Robien », conventionnement ANAH (« Borloo ancien », « Cosse »), « Loc'Avantages » — qui exclut le micro-foncier quel que soit le montant encaissé. À l'inverse, et c'est l'erreur symétrique : bénéficier du « Pinel », du « Denormandie » ou du « Malraux » ne fait pasobstacle au micro-foncier (BOFiP, BOI-RFPI-DECLA-10 § 60 et § 90 à 130). Or au micro-foncier, aucune charge réelle ne se déduit : l'administration applique un abattement forfaitaire de 30 % censé tout couvrir. Les 672 € d'honoraires ne viennent donc en déduction de rien.
La déductibilité n'existe qu'au régime réel, où les rémunérations et commissions versées à un tiers pour la gestion d'un immeuble sont déductibles pour leur montant réel (article 31, I-1°-e du code général des impôts — le « e », frais d'administration et de gestion, et non le « a » des dépenses de réparation : c'est le BOFiP BOI-RFPI-BASE-20-10 qui le dit à son § 20). La commission de mise en location entre dans le même poste : le BOFiP y range expressément, à son § 60, « les commissions versées par un propriétaire à une agence de location ». Le gain dépend alors de votre tranche marginale, majorée des 17,2 % de prélèvements sociaux sur les revenus fonciers :
| Tranche marginale | Économie d'impôt | Coût net de la gestion |
|---|---|---|
| 11 % | 190 € | 482 € |
| 30 % | 317 € | 355 € |
| 41 % | 391 € | 281 € |
Calcul : 672 € × (tranche marginale + 17,2 %). Sources : CGI art. 31 et BOFiP BOI-RFPI-BASE-20-10 pour la déductibilité, BOI-RFPI-DECLA-10 pour le micro-foncier.
À partir de quel loyer le régime réel devient-il intéressant ?
Le basculement ne dépend pas des honoraires de gestion : il dépend du total de vos charges réelles. Le régime réel ne devient avantageux que lorsque celles-ci dépassent l'abattement forfaitaire de 30 %, soit 3 258 € par an sur cet appartement. Les 672 € de gestion en représentent moins du quart : déléguer ne justifie pas, à lui seul, de quitter le micro-foncier.
Ce qui fait franchir ce seuil, ce sont les postes lourds — travaux d'entretien et de réparation, intérêts d'emprunt, taxe foncière, charges de copropriété non récupérables, primes d'assurance — auxquels les honoraires s'ajoutent ensuite. L'autre bascule est mécanique : au-delà de 15 000 € de loyers bruts annuels, soit 1 250 € par mois ou, au loyer médian villeurbannais, un logement d'environ 86 m², le régime réel s'impose et la question ne se pose plus. Le seuil s'apprécie sur l'ensemble de vos revenus fonciers : deux studios y suffisent souvent.
Que doit faire, concrètement, un propriétaire qui gère seul son logement ?
Gérer seul, ce n'est pas « encaisser un loyer » : c'est tenir une liste d'obligations dont chacune a son texte et son délai. Aucune n'est optionnelle, et leur oubli se paie soit en contentieux, soit en somme à restituer. Voici celles qui reviennent chaque année ou à chaque changement de locataire.
Deux d'entre elles se jouent sur des délais courts, au départ du locataire : le préavis qu'il doit respecter et le dépôt de garantie que vous devez lui rendre. Les deux sont repris texte par texte, avec leurs délais et le coût d'une erreur, dans notre guide du préavis et du dépôt de garantie à Villeurbanne.
- Fixer le loyer de base dans la limite du loyer de référence majoré de l'arrêté préfectoral en vigueur à la date de signature du bail, et faire figurer au bail comme dans l'annonce le loyer de base, le loyer de référence et le loyer de référence majoré — détaillé dans la section suivante.
- Établir un bail conforme au contrat type réglementaire et y annexer le dossier de diagnostic technique complet (DPE, état des risques, et selon l'immeuble plomb, amiante, électricité, gaz).
- Dresser un état des lieux d'entrée et un état des lieux de sortie, contradictoires et comparables — c'est la pièce qui décide du sort du dépôt de garantie.
- Remettre une quittance gratuite dès que le locataire la demande, en ventilant loyer et charges (article 21 de la loi du 6 juillet 1989).
- Réviser le loyer une fois par an si le bail comporte une clause de révision, en appliquant l'indice de référence des loyers du trimestre prévu au contrat — SAUF si le logement est classé F ou G au DPE : réviser le loyer y est alors interdit, pour tout bail signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 24 août 2022 en métropole (service-public.fr, fiche F1310, vérifiée le 1ᵉʳ août 2026).
- Régulariser les charges annuellement et communiquer au locataire leur décompte par nature un mois avant la régularisation (article 23 de la loi du 6 juillet 1989 ; article 25-10 pour un meublé), puis tenir les justificatifs à sa disposition pendant les six mois qui suivent.
- Maintenir le logement décent, ce qui inclut un niveau de performance énergétique minimal dont le palier dépend de la DATE DU BAIL, et non de la date à laquelle vous louez : moins de 450 kWh d'énergie finale par m² et par an pour un bail signé, renouvelé ou tacitement reconduit entre 2023 et 2024, puis les classes A à F entre 2025 et 2027 (la classe G est exclue), A à E entre 2028 et 2033 et A à D à partir de 2034 — détaillé plus bas, avec les trois cas où le juge ne peut PAS ordonner les travaux.
- Compter le préavis au bon délai quand le locataire donne congé, parce qu'il commande la date de libération du logement et la relocation : Villeurbanne étant en zone tendue, le préavis d'un logement vide est d'un mois — mais seulement à la condition que la lettre de congé indique l'adresse du logement loué et le fait de bénéficier d'un délai réduit à un mois ; à défaut de cette mention, le délai reste de trois mois (article 15 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 ; service-public.gouv.fr, fiche F1168, vérifiée le 16 avril 2026, relevée le 2 novembre 2026). En meublé, le préavis est d'un mois quelle que soit la commune.
- Restituer le dépôt de garantie dans le mois suivant la remise des clés si les deux états des lieux concordent, dans les deux mois s'ils révèlent des dégradations imputables au locataire.
- Souscrire au minimum une assurance de responsabilité civile propriétaire non occupant, obligatoire en copropriété (article 9-1 de la loi du 10 juillet 1965).
Quel plafond de loyer s'applique à un bail signé à Villeurbanne aujourd'hui ?
Le loyer hors charges d'un logement loué à Villeurbanne ne peut pas dépasser le « loyer de référence majoré » fixé par l'arrêté préfectoral en vigueur à la date de signature du bail. Pour un bail signé jusqu'au 31 octobre 2026, ce texte est l'arrêté n° DDT 69-2025-10-23-00004 ; pour un bail signé à compter du 1ᵉʳ novembre 2026, c'est l'arrêté n° DDT-69-2026-10-23-00004 du 23 octobre 2026, publié par la préfecture du Rhône. C'est la date de signature du bail qui désigne le texte applicable — ni la date de mise en annonce, ni celle de l'entrée dans les lieux.
Ce plafond n'est pas un prix unique. L'arrêté fixe un loyer de référence par catégorie de logement — secteur géographique, nombre de pièces, époque de construction, location vide ou meublée — exprimé en euros par mètre carré de surface habitable. Le loyer de référence majoré lui est supérieur de 20 %, et le loyer de référence minoré inférieur de 30 %. D'où une conséquence que peu de pages énoncent : le loyer médian communal de 14,6 €/m² qui sert de repère ailleurs sur cette page ne permet pas de tester la légalité d'un loyer, parce qu'une médiane communale n'est pas une médiane de catégorie. Nous ne reproduisons pas la grille ici : elle est révisée chaque année, et une valeur périmée coûterait plus cher qu'une absence de valeur.
Trois montants doivent figurer dans le bail et dans l'annonce : le loyer de base, le loyer de référence et le loyer de référence majoré de la catégorie du logement. Si le bail omet le loyer de référence majoré, le locataire a un moisà compter de la prise d'effet du bail pour mettre le bailleur en demeure de l'indiquer, par lettre recommandée avec accusé de réception ; le bailleur a un mois pour répondre, et à défaut de réponse ou en cas de refus, le locataire peut saisir le juge des contentieux de la protection dans les trois mois suivants pour obtenir une diminution de loyer.
Si le loyer de base dépasse le plafond — qu'il soit mentionné au bail ou non — le locataire peut demander la diminution du loyer et le remboursement des trop-perçus, saisir la commission départementale de conciliation puis le juge, et signaler le dépassement à la préfecture. Le préfet peut alors mettre le bailleur en demeure de mettre le bail en conformité et de rembourser ; à défaut, l'amende administrative atteint 5 000 € pour une personne physique et 15 000 €pour une personne morale. Le contrôle du dispositif est confié à l'équipe métropolitaine de l'habitat, et un numéro vert (0805 160 111) renseigne les particuliers.
Un complément de loyer permet de dépasser le plafond, mais à deux conditions cumulatives : le logement présente des caractéristiques particulières de localisation ou de confort, et le loyer de base est déjà égal au loyer de référence majoré. Son montant et les caractéristiques qui le justifient doivent figurer au bail, et la preuve en incombe au bailleur ou à son agence. Depuis le 18 août 2022, il est interdit dès que le logement présente une seule des caractéristiques listées par le texte : DPE de classe F ou G, sanitaires sur le palier, signes d'humidité sur certains murs, vis-à-vis à moins de dix mètres, fenêtres laissant anormalement passer l'air, infiltrations ou inondations venant de l'extérieur, problèmes d'évacuation d'eau au cours des trois derniers mois, installation électrique dégradée, mauvaise exposition de la pièce principale. Source : service-public.gouv.fr, fiche F1314, vérifiée le 1ᵉʳ août 2026 ; préfecture du Rhône, page « Encadrement des loyers ».
Reste une échéance que tout bailleur villeurbannais a intérêt à connaître avant de signer : l'encadrement des loyers est une expérimentation, ouverte par l'article 140 de la loi ELAN du 23 novembre 2018 et portée de cinq à huit ans par la loi 3DS du 21 février 2022. Elle arrive à son terme le 23 novembre 2026. Le Sénat a adopté le 21 octobre 2026, en première lecture, une prolongation de deux ans à périmètre constant — aucune nouvelle commune ne pourrait rejoindre le dispositif, et les collectivités engagées pourraient en sortir ; le texte n'est pas définitif et doit retourner devant l'Assemblée nationale. Ce que deviendraient les baux en cours si rien n'était adopté avant cette date n'est réglé par aucun texte publié à ce jour : nous ne le supposons pas, et cette page sera corrigée quand le texte le sera. Le rendement qu'un loyer plafonné laisse espérer est chiffré quartier par quartier dans notre analyse de la rentabilité locative.
Mon logement est-il encore louable au regard de son DPE ?
Cela dépend de la date du bail, et pas de la date à laquelle vous louez : le critère de décence énergétique n'est pas le même pour un bail signé en 2024 et pour un bail signé aujourd'hui. La fiche officielle pose quatre périodes, et pour la première ce n'est même pas une classe de DPE qui compte, mais une consommation. C'est la distinction que la plupart des pages écrasent en une seule date.
- Bail signé, renouvelé ou tacitement reconduit entre 2023 et 2024 : le logement doit consommer moins de 450 kWh d'énergie finale par m² de surface habitable et par an, consommation estimée par le DPE. Aucune classe n'est visée ici. Et comme l'étiquette du DPE se calcule en énergie primaire, un logement classé G pouvait rester sous ce seuil d'énergie finale : un bail de trois ans signé fin 2024 court jusqu'à fin 2027 et reste gouverné par ce critère-là tant qu'il n'est pas renouvelé ni tacitement reconduit.
- Bail entre 2025 et 2027 : seules les classes A à F peuvent être louées — autrement dit la classe G est exclue.
- Bail entre 2028 et 2033 : seules les classes A à E — la classe F est exclue à son tour.
- Bail à partir de 2034 : seules les classes A à D — la classe E est exclue.
Ce que presque personne n'écrit, et qui est le seul abri du bailleur : le juge ne peut pas tout ordonner. Si le logement n'est pas décent, le locataire met le propriétaire en demeure par lettre recommandée ; après deux moissans réponse ou en cas de désaccord persistant, l'un ou l'autre peut saisir le juge des contentieux de la protection, la commission départementale de conciliation restant facultative. Le juge peut alors fixer les travaux et leur délai, réduire le loyer, ou suspendre son paiementet la durée du bail jusqu'à réalisation des travaux. Mais dans trois cas la loi lui interdit d'imposer la mise aux normes énergétiques, et le premier vise la situation la plus courante à Villeurbanne, où 73 582 lots d'habitation se répartissent dans 2 065 copropriétés immatriculées :
- Bail de 2023-2024, logement en copropriété: le juge ne peut ordonner aucune mesure visant le seuil de consommation si le propriétaire démontre qu'il a proposé en assemblée générale des travaux sur les parties ou les équipements communs et que, malgré des travaux dans ses parties privatives, le seuil est resté hors d'atteinte. En pratique, cela se prouve avec la convocation et le procès-verbal de l'assemblée : cet abri se prépare donc avant le litige, pas pendant.
- Bail depuis 2025, risque pour le bâti: le juge ne peut ordonner les travaux s'ils feraient courir un risque de pathologie du bâti — structures, clos et couvert — attesté par une note argumentée rédigée sous sa responsabilité par un architecte.
- Bail depuis 2025, refus d'autorisation : le juge ne peut pas davantage ordonner les travaux s'ils modifieraient les parties extérieures, le second œuvre ou les éléments d'architecture et de décoration, et ont été refusés pour ce motif par l'autorité compétente en urbanisme ou en patrimoine.
Dans les deux derniers cas, la preuve incombe au propriétaire: c'est à lui de fournir au juge les documents attestant que les travaux sont impossibles, le juge pouvant reporter sa décision dans l'attente de la décision administrative. Sources : service-public.gouv.fr, fiche F2042 « Logement à louer décent », onglet Métropole, vérifiée le 21 mars 2025 ; critère de performance énergétique de l'article 6 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 et du décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002, recours du locataire et limites au pouvoir du juge de l'article 20-1 de la même loi. Le calendrier outre-mer est différent et n'est pas celui ci-dessus. Combien de logements sont concernés à Villeurbanne, étiquette par étiquette, est compté dans notre relevé des DPE de la commune — qui dit aussi ce que le nouveau coefficient du 1ᵉʳ janvier 2027 peut changer pour un logement chauffé à l'électricité.
Que risque un bailleur qui gère seul, et combien cela coûte-t-il ?
Trois manquements ont un prix chiffrable, et ce sont les trois plus fréquents en gestion directe. Rendre le dépôt de garantie en retard majore la somme due de 10 % du loyer mensuel en principal par mois entamé de retard — soit 91 € par mois sur notre appartement de référence, et l'article 22 de la loi du 6 juillet 1989 ne laisse au bailleur aucune marge d'appréciation.
Louer un logement devenu indécent au sens du DPE expose, lui, à une suspension du loyer et à une obligation de travaux : depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, un logement classé G ne peut plus être mis en location, y compris au renouvellement d'un bail antérieur. Enfin, un impayé non traité dans les premières semaines devient une procédure : sur ce bien, un seul mois de loyer perdu (905 €) dépasse une année entière d'honoraires de gestion. C'est ce rapport, et non le taux, qui décide de l'arbitrage.
Peut-on déléguer une partie seulement de la gestion ?
Oui : la mise en location et la gestion courante sont deux prestations distinctes, facturées séparément et qui peuvent se prendre l'une sans l'autre. Un propriétaire qui se sent à l'aise avec les quittances et la révision annuelle peut ne confier que la recherche et la sélection du locataire — l' étape où se jouent la vacance et le risque d'impayé — puis gérer lui-même. À l'inverse, un bailleur qui a déjà un locataire en place peut n'entrer qu'en gestion courante. Les deux lignes, avec leur prix, figurent au barème public. Pour savoir ce que couvre exactement chacune des deux, tâche par tâche, voir ce que fait une agence quand vous lui confiez la gestion. Et si le projet n'est plus de louer mais de vendre, un logement occupé ne se vend pas au calendrier d'un logement vide : congé pour vendre reçu six mois avant l'échéance du bail, offre de vente à faire au locataire, déclaration d'intention d'aliéner à déposer avant de signer. Les étapes sont détaillées dans vendre un logement loué à Villeurbanne.
Un bail signé le 30 octobre 2026 et un bail signé le 2 novembre 2026 sont-ils plafonnés au même montant ?
Non : ils relèvent de deux arrêtés préfectoraux différents. Le plafond applicable est celui de l'arrêté en vigueur à la date de signature du bail. Un bail signé le 30 octobre 2026 relève de l'arrêté n° DDT 69-2025-10-23-00004, qui vise les baux signés à compter du 1ᵉʳ novembre 2025 ; un bail signé le 2 novembre 2026 relève de l'arrêté n° DDT-69-2026-10-23-00004 du 23 octobre 2026, qui vise les baux signés à compter du 1ᵉʳ novembre 2026. Les deux grilles sont publiées par la préfecture du Rhône et c'est la seule source à consulter avant de fixer un loyer : nous ne reproduisons pas ces montants, qui sont révisés chaque année.
Le locataire peut-il contester un complément de loyer, et dans quel délai ?
Oui, dans un délai de trois mois à compter de la signature du bail, en saisissant la commission départementale de conciliation — et c'est au bailleur ou à son agence de prouver que le complément est justifié, pas au locataire de prouver l'inverse. Si la conciliation échoue, le locataire a trois mois à compter de la réception de l'avis de la commission pour saisir le juge des contentieux de la protection, qui peut annuler ou diminuer le complément ; le loyer qu'il fixe s'applique à partir de la date d'entrée en vigueur du bail, donc rétroactivement. Source : service-public.gouv.fr, fiche F1314, vérifiée le 1ᵉʳ août 2026. La proposition de loi adoptée par le Sénat le 21 octobre 2026 porterait ce délai de trois mois à un an, mais elle n'est pas définitivement adoptée.
L'option pour le régime réel est-elle réversible ?
Non, pas immédiatement : l'option est exercée pour trois ans et elle est irrévocable pendant cette période. Elle se prend sans formalité particulière, par la simple souscription de la déclaration n° 2044 dans le délai de dépôt de la déclaration de revenus. Au terme des trois ans, en revanche, l'option cesse de produire ses effets : vous retrouvez le choix chaque année. Si vous continuez à déposer une 2044 au-delà de ce terme, l'administration considère que vous exercez une option annuelle, et non plus triennale — autrement dit vous pouvez revenir à l'abattement forfaitaire d'une année sur l'autre, sans attendre un nouveau cycle de trois ans. Source : BOFiP, BOI-RFPI-DECLA-10 § 240 et § 250, version en vigueur depuis le 6 mars 2025.
Faut-il déclarer les loyers sur la 2042 ou sur la 2044 ?
Au micro-foncier, il n'y a pas de 2044 à remplir : le montant brut des loyers encaissés se porte directement sur la déclaration de revenus n° 2042, et l'abattement de 30 % est appliqué automatiquement par l'administration. Au régime réel, les loyers et chaque charge déduite se déclarent sur la 2044, et c'est ce document qui permet de déduire les honoraires de gestion pour leur montant réel.
Les 20 € de frais de gestion forfaitaires de l'administration, est-ce la même chose que les frais de débours de l'agence ?
Non, ce sont deux lignes différentes qui portent par coïncidence le même montant. Le CGI fixe forfaitairement à 20 € par local et par an les « autres frais de gestion » que le bailleur peut déduire au régime réel sans justificatif (correspondance, téléphone, déplacements). Les 20 € annuels facturés par l'agence sont, eux, une prestation réelle (accès à l'extranet propriétaire) qui figure au barème et se déduit en plus, sur justificatif.
Mon logement est classé G au DPE : puis-je encore le louer ?
Non, pas pour une nouvelle mise en location. Pour un bail signé, renouvelé ou tacitement reconduit entre 2025 et 2027, seules les classes A à F peuvent être louées : la classe G n'atteint plus le niveau de performance minimal exigé par le critère de décence. Un bail signé avant 2025 n'est pas rompu, mais l'interdiction s'applique à son renouvellement comme à sa reconduction tacite. Attention à ne pas confondre les paliers : un bail signé entre 2023 et 2024 et non encore renouvelé relève d'un critère de CONSOMMATION — moins de 450 kWh d'énergie finale par m² de surface habitable et par an — et non d'une classe. Ensuite, seules les classes A à E pourront être louées pour un bail de 2028 à 2033, et A à D à partir de 2034. Source : service-public.gouv.fr, fiche F2042 « Logement à louer décent », onglet Métropole, vérifiée le 21 mars 2025.
J'ai signé un bail en 2024 : l'interdiction de louer un logement classé G s'applique-t-elle à moi ?
Pas tant que ce bail n'est ni renouvelé ni tacitement reconduit. Le critère de décence énergétique se lit à la date du bail : un bail signé, renouvelé ou tacitement reconduit entre 2023 et 2024 reste gouverné par un seuil de consommation — moins de 450 kWh d'énergie finale par m² de surface habitable et par an, estimée par le DPE — et non par une classe. Comme l'étiquette du DPE se calcule en énergie primaire et non en énergie finale, un logement classé G peut se trouver sous ce seuil. En revanche, au renouvellement ou à la reconduction tacite du bail, c'est le palier de la période en cours qui s'applique : classes A à F jusqu'en 2027, A à E de 2028 à 2033. Source : service-public.gouv.fr, fiche F2042, onglet Métropole, vérifiée le 21 mars 2025.
Le juge peut-il obliger un bailleur en copropriété à faire des travaux de performance énergétique ?
Pas dans trois cas, et c'est le seul abri du propriétaire. Pour un bail de 2023-2024, le juge ne peut ordonner aucune mesure visant le seuil de consommation si le logement est en copropriété et si le propriétaire démontre qu'il a proposé en assemblée générale des travaux sur les parties ou équipements communs et que, malgré des travaux dans ses parties privatives, le seuil est resté hors d'atteinte. Pour un bail signé depuis 2025, le juge ne peut ordonner les travaux ni s'ils feraient courir un risque de pathologie du bâti — structures, clos et couvert — attesté par une note argumentée d'un architecte, ni s'ils modifieraient les parties extérieures ou les éléments d'architecture et ont été refusés pour ce motif par l'autorité compétente en urbanisme ou en patrimoine. Dans ces deux derniers cas, c'est au propriétaire de fournir au juge les documents attestant l'impossibilité des travaux. Hors ces cas, le juge peut fixer les travaux et leur délai, réduire le loyer ou suspendre son paiement et la durée du bail. Source : article 20-1 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, via la fiche F2042 de service-public.gouv.fr, vérifiée le 21 mars 2025.
Le propriétaire doit-il remettre une quittance chaque mois ?
Seulement si le locataire la demande, mais alors gratuitement et sans délai. L'article 21 de la loi du 6 juillet 1989 impose que la quittance ventile les sommes versées en distinguant le loyer et les charges, et toute clause du bail qui ferait payer au locataire la quittance ou son envoi est réputée non écrite. Le refus de délivrer la quittance demandée est sanctionné : jusqu'à un an de prison et 20 000 € d'amende pour un bailleur personne physique, 100 000 € pour une personne morale. Le décompte des charges par nature, lui, relève d'un autre texte — l'article 23 de la même loi pour un logement vide, l'article 25-10 pour un meublé — et doit parvenir au locataire un mois avant la régularisation annuelle. Source : service-public.fr, fiches F2066 (vérifiée le 1ᵉʳ octobre 2026) et F947.
Un propriétaire bailleur en copropriété doit-il souscrire une assurance ?
Oui. L'article 9-1 de la loi du 10 juillet 1965 impose à chaque copropriétaire, occupant ou bailleur, d'être assuré au minimum contre les risques de responsabilité civile. C'est l'assurance dite « propriétaire non occupant » (PNO), distincte de l'assurance habitation du locataire et de l'assurance de l'immeuble souscrite par le syndic. Elle est déductible des revenus fonciers au régime réel.
Confiez-nous votre bien.
Parlons de votre projet locatif : on vous propose une étude personnalisée, sans engagement.