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Mis à jour le 27 octobre 2026

DPE à Villeurbanne : combien de passoires énergétiques, et ce qui change en 2026 et 2027

Sur les 49 717 appartements villeurbannais qui disposent d'un diagnostic de performance énergétique, 2 454 sont classés F ou G, soit 4,9 %. C'est moins que la moyenne nationale (7,1 %) et moins qu'à Lyon (6,7 %). Nous avons compté ces étiquettes une par une dans la base publique de l'ADEME, parce que personne ne publie ce chiffre à l'échelle de Villeurbanne — et parce qu'il change ce qu'un propriétaire doit anticiper avant de vendre ou de louer.

Combien d'appartements sont des passoires énergétiques à Villeurbanne ?

2 454 appartements sur 49 717, soit 4,9 % du parc diagnostiqué. Villeurbanne compte donc proportionnellement moins de passoires énergétiques que la France (7,1 %) et que Lyon (6,7 %). L'étiquette la plus fréquente dans la commune est le C : il concerne un appartement diagnostiqué sur deux (51,5 %), contre 41,8 % au niveau national.

Villeurbanne — étiquettes DPE des appartements diagnostiqués
ÉtiquetteAppartementsPart à VilleurbannePart en France
A1760,35 %0,85 %
B1 7773,57 %4,88 %
C25 61451,52 %41,77 %
D14 29728,76 %30,75 %
E5 39910,86 %14,70 %
F1 6433,30 %4,71 %
G8111,63 %2,34 %
F + G2 4544,94 %7,05 %
Source : base « DPE Logements existants (depuis juillet 2021) », ADEME, Licence Ouverte 2.0 — extraction du 11 octobre 2026. Comptage Markus Immobilier sur les appartements de la commune de Villeurbanne (code INSEE 69266) ; référence nationale calculée sur les 10 646 482 appartements diagnostiqués en France.

Une explication tentante doit être écartée tout de suite : ce n'est pas le chauffage urbain. On pourrait le croire décisif à Villeurbanne, mais 17,9 % des appartements diagnostiqués y sont raccordés à un réseau de chaleur, contre 17,2 % en France — un écart trop faible pour expliquer quoi que ce soit. La vraie raison est ailleurs, et elle est mesurable : l'âge du bâti.

Mon immeuble date des années 1960 : quel risque d'avoir une étiquette F ou G ?

Pour un appartement villeurbannais construit entre 1948 et 1974, le risque mesuré est de 7,60 %. Il monte à 12,37 % avant 1948 et tombe sous 1 % pour tout ce qui a été construit à partir de 1978. La rupture se situe en 1975, année de la première réglementation thermique : avant cette date, 9,49 % des appartements diagnostiqués sont classés F ou G (2 361 sur 24 881) ; à partir de 1975, 0,38 % (93 sur 24 649). Soit 25 fois moins souvent.

Villeurbanne — part des appartements classés F ou G, par période de construction
Période de constructionAppartements diagnostiquésClassés F ou GPart F + G
avant 19489 8561 21912,37 %
1948 – 197415 0251 1427,60 %
1975 – 19771 303392,99 %
1978 – 19822 221160,72 %
1983 – 19881 94180,41 %
1989 – 20008 134220,27 %
2001 – 20052 03410,05 %
2006 – 20125 01050,10 %
2013 – 20214 00620,05 %
Source : base DPE Logements existants, ADEME — extraction du 11 octobre 2026. Comptage Markus Immobilier. Les 187 appartements déclarés « après 2021 » ne figurent pas dans ce tableau ; 49 530 des 49 717 appartements ont une période de construction renseignée.

Pratiquement, cela veut dire qu'une étiquette F ou G n'est pas un risque diffus : elle se concentre sur la moitié la plus ancienne du parc villeurbannais. La moitié d'avant 1975 représente à elle seule 2 361 des 2 454 passoires de la commune, soit 96 % d'entre elles. Si votre appartement a été construit après 1978, une mauvaise étiquette est statistiquement l'exception et mérite d'être vérifiée plutôt que subie.

Qu'est-ce qui change au 1er janvier 2026 pour un logement chauffé à l'électricité ?

Depuis le 1er janvier 2026, le facteur de conversion de l'électricité en énergie primaire passe de 2,3 à 1,9. Un logement chauffé à l'électricité obtient donc une meilleure étiquette qu'avec l'ancien calcul, sans aucun travaux. Les DPE réalisés en 2025 et avant restent valables, et ils peuvent être mis à jour gratuitement, sans nouvelle visite du diagnostiqueur, sur le site de l'ADEME.

À Villeurbanne, cela concerne un nombre précis de logements : 1 287 appartements classés F ou G y sont chauffés à l'électricité, et 1 077 d'entre eux ont un DPE établi avant le 1er janvier 2026. Ce sont ces 1 077 là qui ont quelque chose à gagner à demander la mise à jour gratuite. L'électricité est d'ailleurs le premier mode de chauffage des passoires villeurbannaises : 52,4 % des appartements classés F ou G, contre 42,3 % au gaz naturel et 3,1 % raccordés à un réseau de chaleur.

Qu'est-ce qui change au 1er janvier 2027 pour le DPE ?

Au 1er janvier 2027, le facteur de conversion de l'électricité en énergie primaire est abaissé une seconde fois, de 1,9 à 1,7. Le ministère chargé du logement en attend la sortie du statut de passoire énergétique pour environ 300 000 logements, sur les 3,2 millions que comptait le parc de résidences principales au 1er janvier 2025 — sans travaux, par le seul effet du calcul. La valeur est fixée par l'arrêté du 19 août 2026, publié au Journal officiel du 26 août 2026, qui abroge au 1er janvier 2027 celui du 13 août 2025 ayant fixé 1,9.

Pourquoi l'électricité seulement : le DPE porte deux étiquettes — énergie et gaz à effet de serre — et la classe finale retenue est la pire des deux. L'étiquette énergie se calcule en énergie primaire : on part des besoins en énergie finale du logement, puis on applique ce facteur à la part d'électricité. Abaisser le facteur ne change donc rien à un logement chauffé au gaz ou au fioul, et rien non plus à l'étiquette gaz à effet de serre. Le ministère pose deux limites qu'il faut lire ensemble : l'amélioration « n'est pas systématique », et « aucun logement ne verra son étiquette dégradée après le changement ». Le gain atteint une classe, voire deux dans de rares cas qui concernent les petits logements.

À Villeurbanne, la population concernée est connue, et c'est la majorité des passoires : 1 287 appartements classés F ou G y sont chauffés à l'électricité, soit 52,4 % des passoires de la commune. Tous ont un DPE antérieur au 1er janvier 2027, puisque notre extraction date du 11 octobre 2026. Et la réserve du ministère sur les deux classes gagnées « dans de rares cas (petits logements) » vise un parc que Villeurbanne possède plus que la moyenne : 18 134 appartements diagnostiqués font 40 m² ou moins, soit 36,5 % de ceux dont la surface est renseignée, et 6,26 % d'entre eux sont classés F ou G.

Un DPE déjà établi n'a pas à être refait. À partir du 1er janvier 2027, le propriétaire d'un DPE existant télécharge gratuitement une attestation officielle de nouvelle étiquette sur l'Observatoire DPE-Audit de l'ADEME, en saisissant le numéro du DPE qui figure en haut à droite du rapport :

  • L'attestation remplace l'étiquette du DPE et conserve la durée de validité du diagnostic d'origine.
  • Elle s'utilise dans une vente comme dans une mise en location, et elle prend en compte les seuils spécifiques des logements de moins de 40 m².
  • Les attestations déjà délivrées au titre du passage à 1,9 restent valables jusqu'à leur date de fin de validité, et les DPE réalisés entre le 1er juillet 2021 et le 1er janvier 2027 restent valides même sans correction.
  • Pour un audit énergétique réalisé avant cette date, une attestation équivalente se télécharge sur le même site et s'utilise notamment dans un dossier MaPrimeRénov' déposé à compter du 1er janvier 2027.

Pour un bailleur, ce gain a une durée de vie précise, et c'est le calendrier de location qui la fixe : un logement qui passe de G à F au 1er janvier 2027 redevient louable, mais pour un bail signé, renouvelé ou tacitement reconduit en 2027 seulement. À partir de 2028, seules les classes A à E peuvent être louées et la classe F est exclue à son tour. Le nouveau coefficient n'ouvre donc pas une sortie durable de l'interdiction pour un G devenu F : il ouvre une année. Dans les rares cas où le gain atteint deux classes — les petits logements —, un G devenu E sort en revanche de l'interdiction jusqu'en 2034.

Un second texte entre en vigueur le même jour, et il est de nature différente : un arrêté du 11 juin 2026 adapte le DPE à la réglementation européenne — prise en compte de la place des énergies renouvelables et création d'une nouvelle classe énergie pour certains bâtiments. Service-Public annonce que sa fiche sera modifiée à cette date. Conséquence pratique : un DPE réalisé en décembre 2026 et le même logement rediagnostiqué en janvier 2027 ne sont pas directement comparables.

À partir de quand ne peut-on plus louer un logement selon son DPE ?

Un logement classé G ne peut plus être mis en location depuis le 1er janvier 2025, et l'interdiction vaut aussi pour le renouvellement du bail et sa reconduction tacite. La classe F suit à partir de 2028 et la classe E à partir de 2034. Une précision que la plupart des pages omettent : pour un bail signé, renouvelé ou tacitement reconduit entre 2023 et 2024 et pas encore renouvelé depuis, le critère de décence n'est pas une classe mais une consommation — moins de 450 kWh d'énergie finale par m² de surface habitable et par an. Le détail des quatre périodes, et les trois cas où le juge ne peut pas imposer les travaux, sont dans nos obligations du bailleur. Les logements F et G ne peuvent par ailleurs pas voir leur loyer révisé : l'interdiction vaut en métropole pour tout bail signé, renouvelé ou tacitement reconduit depuis le 24 août 2022.

  • Classe G : interdite à la location depuis le 1er janvier 2025 — 811 appartements à Villeurbanne.
  • Classe F : interdite à partir de 2028 — 1 643 appartements de plus.
  • Classe E : interdite à partir de 2034 — 5 399 appartements de plus.

Mis bout à bout, le calendrier concerne donc 7 853 appartements diagnostiqués à Villeurbanne, soit 15,8 % du parc, à l'horizon 2034. L'échéance la plus lourde n'est pas 2025 ni 2028 : c'est 2034, qui à elle seule vise plus du double des classes F et G réunies.

Faut-il un audit énergétique pour vendre un appartement classé F ou G ?

Non, pas s'il s'agit d'un lot de copropriété. L'audit énergétique obligatoire en cas de vente ne concerne que les maisons individuelles et les immeubles composés de plusieurs logements dont le vendeur est l'unique propriétaire, classés E, F ou G. Un appartement vendu seul au sein d'une copropriété n'y est pas soumis, quelle que soit son étiquette.

La distinction compte particulièrement ici : sur les 51 951 diagnostics enregistrés à Villeurbanne, 49 717 portent sur des appartements, contre 1 159 sur des maisons et 1 075 sur des immeubles entiers. L'immense majorité des ventes villeurbannaises échappe donc à l'audit énergétique — mais pas au DPE, qui reste obligatoire dans tous les cas et s'ajoute aux diagnostics déjà exigés avant toute vente.

Dans tous les cas, une mauvaise étiquette entraîne une décote : les acheteurs anticipent les travaux, et le prix se négocie en conséquence.

Depuis quelle date l'audit énergétique est-il obligatoire, et pour quelles étiquettes ?

En France métropolitaine, l'audit énergétique est exigé depuis le 1er avril 2023 pour les bâtiments classés F ou G, et depuis le 1er janvier 2025 seulement pour ceux classés E. Les bâtiments classés D suivront au 1er janvier 2034. La date qui déclenche l'obligation est celle de la signature de la promesse de vente ou, à défaut, de l'acte de vente.

Ce détail de calendrier a une conséquence concrète pour un vendeur : une maison classée E vendue en 2023 ou en 2024 n'avait pas à fournir d'audit énergétique, alors que la même vente l'exige aujourd'hui. La confusion est fréquente, parce que l'obligation est souvent résumée comme applicable « depuis le 1er avril 2023 » sans distinguer les étiquettes : c'est la date du seul palier F-G. Le calendrier par étiquette est fixé par le décret n° 2022-780 du 4 mai 2022 (article 3), pris pour l'application de l'article L126-28-1 du code de la construction et de l'habitation ; le palier F-G, d'abord prévu au 1er janvier 2022 puis au 1er septembre 2022, a été repoussé au 1er avril 2023 par le décret du 9 août 2022.

Outre-mer, le calendrier est différent : l'audit n'y vise pour l'instant que les classes F et G, et il sera étendu à la classe E au 1er janvier 2028.

Mon DPE est-il encore valable ?

Un DPE réalisé depuis le 1er juillet 2021 est valable 10 ans. En revanche, les DPE réalisés entre le 1er janvier 2018 et le 30 juin 2021 ne sont plus valables depuis le 1er janvier 2025 : ils doivent être refaits en cas de mise en location. Depuis le 1er juillet 2024, les seuils des étiquettes ont par ailleurs été adaptés pour les logements dont la surface de référence est inférieure ou égale à 40 m², et les propriétaires concernés peuvent télécharger sur le site de l'ADEME une attestation remplaçant l'étiquette initiale.

Ce dernier point touche beaucoup de monde à Villeurbanne, qui est une ville de petites surfaces : 18 134 appartements diagnostiqués font 40 m² ou moins, soit 36,5 % de ceux dont la surface est renseignée. Et ce sont justement les plus exposés : 6,26 % d'entre eux sont classés F ou G, contre 4,16 % au-dessus de 40 m². Un studio ou un T1 a donc environ 50 % de risques en plus qu'un grand logement d'être une passoire — ce qui, dans une commune qui borde le campus de la Doua, concerne directement le parc locatif étudiant.

Le DPE collectif de ma copropriété est-il obligatoire en 2026 ?

Oui, si le permis de construire de l'immeuble a été déposé avant le 1er janvier 2013 — et, en métropole, quelle que soit la taille de la copropriété, puisque les trois échéances du calendrier sont désormais passées. L'obligation vise les bâtiments d'habitation collective, qu'ils soient en copropriété ou détenus par un propriétaire unique. Un immeuble dont le permis a été déposé le 1er janvier 2013 ou après n'y est pas soumis.

Le calendrier s'est appliqué par paliers, selon le nombre de lots : le 1er janvier 2024 pour les immeubles en monopropriété et les copropriétés de plus de 200 lots, le 1er janvier 2025 pour celles de 50 à 200 lots, et le 1er janvier 2026 pour les plus petites. ⚠️ À 50 lots exactement, les deux derniers paliers se recouvrent dans les sources officielles elles-mêmes : les fiches publiques écrivent « de 50 à 200 lots » pour l'échéance de 2025 et « d'au plus 50 lots » pour celle de 2026. La lecture prudente, en 2025, était donc de se rattacher au palier le plus précoce ; aujourd'hui la question n'a plus d'enjeu pratique, les deux dates étant échues.

Deux précisions qui comptent ici, et que les fiches officielles ne tranchent pas. D'abord, elles ne disent pas si ce décompte retient tous les lots ou seulement les lots à usage de logement, de bureau ou de commerce, comme le fait le plan pluriannuel de travaux. L'écart n'est pas théorique à Villeurbanne : 1 744 copropriétés sur 2 065, soit 84,5 %, ont un compteur légal inférieur à leur nombre total de lots, donc la réponse déplace le palier applicable pour beaucoup d'immeubles — c'est au syndic de dire sur quel décompte il s'est appuyé (le détail du registre national figure dans notre page sur les charges de copropriété et le dossier à fournir). Ensuite, ce DPE collectif porte sur le bâtiment entier et ne remplace pas le DPE individuel exigé pour vendre ou louer un lot.

Il est valable dix ans, et n'a pas à être renouvelé si un diagnostic réalisé après le 1er juillet 2021 a classé le bâtiment en A, B ou C. Outre-mer, l'obligation n'entrera en vigueur que le 1er janvier 2028.

Comment ces chiffres ont-ils été calculés ?

Ils proviennent de la base « DPE Logements existants (depuis juillet 2021) », publiée en open data par l'ADEME sous Licence Ouverte 2.0. Nous avons retenu les diagnostics rattachés à la commune de Villeurbanne (code INSEE 69266) portant sur un appartement, puis compté les étiquettes une par une. Extraction du 11 octobre 2026 : 49 717 diagnostics, établis entre le 1er juillet 2021 et le 5 octobre 2026.

Trois limites, à connaître pour lire ces chiffres correctement :

  • Ce n'est pas un recensement du parc, c'est le stock des DPE réalisés. Un logement jamais diagnostiqué depuis juillet 2021 n'y figure pas. Ces chiffres décrivent donc les logements qui sont passés sur le marché — vendus, mis en location ou diagnostiqués volontairement — ce qui est précisément la population utile à un vendeur ou à un bailleur.
  • Un même logement peut y figurer plusieurs fois, s'il a été diagnostiqué deux fois depuis 2021. La base ne permet pas de dédoublonner de façon fiable, et nous ne l'avons pas fait.
  • Les parts sont arrondies au centième, donc une colonne de pourcentages ne fait pas exactement 100 %. Les effectifs, eux, sont exacts et se somment.

Les comparaisons France et Lyon sont calculées sur la même base et avec le même filtre (appartements), pour que l'écart mesure une différence de parc et non une différence de méthode : 10 646 482 appartements diagnostiqués en France et 209 444 dans les neuf arrondissements de Lyon.

Les règles citées, elles, proviennent de sources officielles :

Si vous vous demandez ce que votre étiquette change sur le prix, nos prix au m² réels par quartier donnent le point de départ, et notre page vendre son bien à Villeurbanne le net vendeur une fois les honoraires déduits.

Questions fréquentes
Combien y a-t-il de passoires énergétiques à Villeurbanne ?

2 454 appartements villeurbannais sont classés F ou G, sur 49 717 appartements disposant d'un DPE, soit 4,94 %. C'est moins que la moyenne française (7,05 %) et que Lyon (6,72 %), sur la même base et le même filtre. Comptage Markus Immobilier dans la base DPE Logements existants de l'ADEME, extraction du 11 octobre 2026.

Quelle est l'étiquette DPE la plus fréquente à Villeurbanne ?

C'est l'étiquette C, avec 25 614 appartements sur 49 717, soit 51,52 % du parc diagnostiqué — contre 41,77 % au niveau national. Viennent ensuite le D (28,76 %) et le E (10,86 %). Les étiquettes A et B restent rares : 1 953 appartements à elles deux, soit 3,92 %.

Quel est le risque d'avoir un DPE F ou G selon l'année de construction de l'immeuble ?

À Villeurbanne, 12,37 % des appartements construits avant 1948 sont classés F ou G, et 7,60 % de ceux construits entre 1948 et 1974. À partir de 1978, la part tombe sous 1 %. La rupture se situe en 1975, année de la première réglementation thermique : 9,49 % de passoires avant cette date, 0,38 % après, soit 25 fois moins souvent.

Mon appartement est chauffé à l'électricité et classé F : que change le 1er janvier 2026 ?

Depuis le 1er janvier 2026, le facteur de conversion de l'électricité en énergie primaire passe de 2,3 à 1,9, ce qui améliore l'étiquette d'un logement électrique sans aucun travaux. Un DPE réalisé en 2025 ou avant reste valable et peut être mis à jour gratuitement, sans nouvelle visite, sur le site de l'ADEME. À Villeurbanne, 1 287 appartements classés F ou G sont chauffés à l'électricité, dont 1 077 avec un DPE établi avant cette date.

Qu'est-ce qui change pour le DPE au 1er janvier 2027 ?

Deux textes entrent en vigueur ce jour-là. L'arrêté du 19 août 2026 abaisse le facteur de conversion de l'électricité en énergie primaire de 1,9 à 1,7 : le ministère chargé du logement en attend la sortie du statut de passoire pour environ 300 000 logements, sur les 3,2 millions que comptait le parc de résidences principales au 1er janvier 2025, sans aucun travaux. L'arrêté du 11 juin 2026 adapte par ailleurs le DPE à la réglementation européenne et crée une nouvelle classe énergie pour certains bâtiments. Un DPE déjà réalisé n'a pas à être refait : à partir du 1er janvier 2027, une attestation officielle de nouvelle étiquette se télécharge gratuitement sur l'Observatoire DPE-Audit de l'ADEME avec le numéro du DPE, elle remplace l'étiquette et conserve la durée de validité du diagnostic d'origine.

Mon logement classé G va-t-il redevenir louable avec le coefficient de 1,7 ?

Peut-être, et pour une année seulement. Si le passage du facteur de conversion de 1,9 à 1,7 au 1er janvier 2027 fait remonter l'étiquette de G à F, le logement redevient louable — mais pour un bail signé, renouvelé ou tacitement reconduit en 2027, puisqu'à partir de 2028 seules les classes A à E peuvent être louées. Un G devenu E, en revanche, est hors interdiction jusqu'en 2034. Deux réserves du ministère valent ici : l'amélioration n'est pas systématique, et comme la classe finale du DPE est la pire des deux étiquettes, un gain sur l'étiquette énergie peut être annulé par une étiquette gaz à effet de serre inchangée. À Villeurbanne, 1 287 appartements classés F ou G sont chauffés à l'électricité, soit 52,4 % des passoires de la commune.

Faut-il un audit énergétique pour vendre un appartement classé F ou G ?

Non, pas pour un lot de copropriété. L'audit énergétique obligatoire en cas de vente ne concerne que les maisons individuelles et les immeubles de plusieurs logements dont le vendeur est l'unique propriétaire, classés E, F ou G. L'audit est exigé depuis le 1er avril 2023 pour les classes F et G, et depuis le 1er janvier 2025 seulement pour la classe E, la date retenue étant celle de la signature de la promesse ou, à défaut, de l'acte. À Villeurbanne, 49 717 des 51 951 diagnostics enregistrés portent sur des appartements : l'immense majorité des ventes n'est donc pas concernée. Le DPE, lui, reste obligatoire dans tous les cas.

Depuis quelle date l'audit énergétique est-il obligatoire pour une maison classée E ?

Depuis le 1er janvier 2025 en France métropolitaine. Les classes F et G y sont soumises depuis le 1er avril 2023, et les bâtiments classés D le seront au 1er janvier 2034. La date qui compte est celle de la signature de la promesse de vente ou, à défaut, de l'acte : une maison classée E vendue en 2023 ou 2024 n'avait pas à fournir d'audit. Ce calendrier par étiquette est fixé par le décret n° 2022-780 du 4 mai 2022, le palier F-G ayant été repoussé au 1er avril 2023 par le décret du 9 août 2022.

À partir de quand un logement classé E ou F ne pourra-t-il plus être loué ?

La classe F est interdite à la location à partir de 2028 et la classe E à partir de 2034 ; la classe G l'est déjà depuis le 1er janvier 2025, renouvellement et reconduction tacite du bail inclus. À Villeurbanne, cela représente 811 appartements classés G, 1 643 classés F et 5 399 classés E, soit 7 853 logements diagnostiqués et 15,8 % du parc à l'horizon 2034.

Les petites surfaces sont-elles plus souvent des passoires énergétiques ?

Oui, à Villeurbanne. 6,26 % des appartements de 40 m² ou moins sont classés F ou G, contre 4,16 % au-dessus de 40 m². Ces petits logements représentent 18 134 des appartements diagnostiqués, soit 36,5 % de ceux dont la surface est renseignée. Depuis le 1er juillet 2024, les seuils des étiquettes ont été adaptés pour les logements de 40 m² ou moins, et une attestation corrigée se télécharge gratuitement sur le site de l'ADEME.

Le DPE collectif est-il obligatoire pour une petite copropriété ?

Oui, en métropole, depuis le 1er janvier 2026 pour les copropriétés d'au plus 50 lots, dès lors que le permis de construire de l'immeuble a été déposé avant le 1er janvier 2013. Les deux paliers précédents sont échus eux aussi : le 1er janvier 2024 pour les immeubles en monopropriété et les copropriétés de plus de 200 lots, le 1er janvier 2025 pour celles de 50 à 200 lots. Les fiches officielles se recouvrent à 50 lots exactement, mais les deux dates étant passées, l'obligation s'applique dans les deux lectures. Ce DPE collectif porte sur le bâtiment entier, reste valable dix ans — sans renouvellement obligatoire si le bâtiment est classé A, B ou C — et ne remplace pas le DPE individuel exigé pour vendre ou louer un lot.

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